Se libérer de son ego en période de crise maintenant et après


Dans cette période si particulière, l’ego est la partie centrale de notre personnalité chargée de trouver un équilibre entre les forces enfouies, pulsions, interdits familiaux et sociaux et les réalités extérieures. L’équilibre interieur est troublé par la réorganisation profonde de notre cadre de vie. Enfants, amis, conjoints, amours, jeux, travail, tous nos rapports sont revus à l’ohne de ce confinement. Si en règle général parvenir être en paix avec soi même semble difficile, aujourd’hui se mettre dans les conditions optimales de sérénité et primordial.

L’ego est la partie de notre personnalité chargée de trouver un équilibre le « surmoi » freudien entres ses réalités intérieures et les réalités extérieures.
Y parvenir n’est chose facile difficile et c’est pourtant la condition de la sérénité.

On trouve rarement le bonheur en soi, mais jamais ailleurs.

Nicolas de Chamfort

Se libérer d’un ego souvent sur-dimensionné

S’interroger sur notre soif, bien naturelle, de reconnaissance. Les principes bouddhistes mettent en avant l’aspect illusoire d’un ego qui nous pousse à nous croire au centre du monde. En période de confinement, la solitude ou la promiscuité nous oblige à constater combien c’est vrai, trop loin ou trop proche nos relations au monde sont mise à l’épreuve. après plus de trois semaines, nous constatons que passer la stupeur, les politiques retournent dans leur zone de confort, les guerres de positions.

Sur un fond médiatique trop content de retrouver ses marques, plus prompt à remettre l’huile sur le feu que de contribuer à la recherche de solution. Ego quand tu nous tiens, une confiance en soi excessive est tout dangereuse et une dévalorisation intérieure, génératrice d’anxiété et de culpabilité. Dans tous les cas cela peut amener à se couper des autres par peur ou trop de confiance.

L’objectif c’est de nous débarrasser d’une obsession handicapante pour le regard que les autres sont censés porter sur nous. Cette obsession est un obstacle sur le chemin de la liberté supposée, elle nous empêche d’être nous-même, délivré des apparences. L’ego est donc paradoxalement un frein à l’épanouissement de… notre ego ou de notre personnalité authentique.

Par ailleurs, l’égo reviens parfois à une fierté exacerbée qui conduit à refuser d’avouer toute faiblesse, ce faisant, d’accepter l’aide de quiconque, seul ou les un sur les autres, cette attitude peut rapidement rendre les situations plus complexes. Le soutien n’est pas inutile dans une société régie par l’interaction des individus. Sans lui, la probabilité de l’échec est plus grande, nous sommes donc dans une zone de turbulences.

Vouloir la « victoire » à tout prix, pour quel enjeu?

La manifestation de mégalomanie ordinaire, comme l’esprit permanent de compétition, peut devenir un puissant ennemi. Vouloir la « victoire » à tout prix, c’est se comparer aux autres au lieu de vivre en fonction de nos propres aspirations profondes. Dans un contexte ou il n’y plus de possibilité de refuge car moins de possibilité de décompenser en changeant de contexte.

Chacun risque d’entrer dans un processus infini de frustrations, puisqu’il y a forcément, chez les autres… meilleur que nous et qu’ils deviennent soit omniprésents et inévitables soit distants et invisibles.

L’ego ressemble à un tyran ayant une opinion sur tout, un démon toujours insatisfait qui nous oriente vers des tentations et des risques déraisonnables, dans le but d’atteindre une impossible perfection. Quand l’ego désire l’inatteignable, les conséquences sont souvent désastreuses: échecs à répétition, relations conflictuelles, dépression et surtout absence de satisfactions pourtant à notre portée. Comment remédier à cet excès si répandu dans notre société?

Abandonner la notion de concurrence

Pratiquer le lâcher prise, c’est accorder plus de valeur à nos proches et déclencher une spirale affective positive. Stratégie indispensable dans le cas où vous passez maintenant 24/24 ensemble.
A l’inverse, l’envie du « toujours mieux et plus  » mène souvent aux pires tourments, comme le constate la tradition zen japonaise.

En ce sens, l’ego serait un moteur d’essoufflement et d’incapacité à jouir du moment présent.

Il est nuisible pour l’individu, le poussant à refuser toute forme d’autocritique. Vivre dans un univers imaginaire dominé par la « pensée magique » et finalement amène à l’obstination aveugle dans sa conduite quotidienne.
Si l’on suit cette logique négative, l’ego interdit à l’être d’évoluer en tirant profit de ses erreurs. Il induit un comportement paranoïde: on ne reconnaît ni ses torts envers soi-même, ni ceux qu’on inflige à autrui. La conclusion est souvent le repli sur soi-même.

La prise de conscience de notre propre personnalité permet à l’ego d’accepter ce que nous sommes et d’accepter nos semblables avec leurs différences.
En s’abstenant de nous comparer sans cesse à ceux que nous côtoyons, nous renforçons notre capacité à nous aimer et partant à aimer nos proches.

L’ego a intérêt à se positionner ainsi, s’il souhaite se mettre au service de notre épanouissement, à tous les âges de la vie.

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Categories: Chronique, Society

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